Bio

Il apparait que Nicolas RICHARD-GIACOBETTI transfigure des moments de vie en paradigme. Dans son travail, il ne s’agit pas de présenter ce qui compose le fragile équilibre de la félicité, où l’éphémère nature des moments de son partage mais plutôt de descendre aux origines profondes de sa quête et d’évoquer les embuches dressées sur le chemin de l’intrépide initié qui oserait en percer les mystères.

 

L’enfance, la faille, le souffle. Nul besoin d’épilogue, la biographie est sciemment sélective : premier baiser, premier appareil photo, premier amour, première œuvre, première exposition et soudain, 2014, le 1er jour du reste de sa vie… Comme si le bonheur n’était finalement qu’une décision à prendre.

 

L’heure pour l’artiste de s’attaquer de front à des sujets universels si souvent prétextes à de niaises mais si justes adages : l’argent, la mort, l’amour, la réussite. Les rires insouciants déjà menacés par l’égo dévastateur de l’adulte ne tiennent qu’à un fil. L’instant d’après s’ensuit le sombre voile recouvrant l’absolue pureté d’un baiser innocent. Ce noir charbonneux porte le deuil d’une béatitude exaltée, celle des premières découvertes, de la magie du « je ».

 

Si la recherche de l’artiste semble de prime abords se tourner vers une esthétique joueuse et légère, il convient de se donner le temps de procéder à une lecture plastique et sémantique de l’œuvre par strates. L’artiste maîtrise savamment la puissance d’expression symbolique des techniques qu’il utilise. Le bois brulé assure sa pérennité, comme ces épreuves qui endurcissent. Les confetti volatiles évoquent la légèreté de l’être et viennent combler d’euphorie des bêches abyssales. Le plexiglas permet quant à lui au spectateur de se projeter dans l’œuvre en s’y apercevant et de faire de ces œuvres des univers clos mais vivants.

 

Ô bonheur, maître exigent l’absolue plénitude, si la vie est une fête, pourrais tu consister à la célébrer chaque jour ? Et sous ce soleil bleu, le bonheur comme attitude.

 

Laetitia Bélanger : commissaire d’exposition

 

Exposition o-bonheur, 2017

It appears that Nicolas RICHARD-GIACOBETTI transfigures moments of life in paradigm. In his work, it is not a question of presenting what constitutes the fragile balance of happiness, where the ephemeral nature of the moments of his sharing but rather of descending to the deep origins of his quest and of evoking the pitfalls erected on the path of the intrepid initiate who dares to break through the mysteries.

 

Childhood, the fault, the breath. No need for an epilogue, the biography is knowingly selective: first kiss, first camera, first love, first work, first exposure and suddenly, 2014, the first day of the rest of his life … As if happiness was finally only a decision to make.

 

The time for the artist to tackle head-on universal subjects so often pretexts to foolish but just adages: money, death, love, success. The carefree laughter already threatened by the devastating ego of the adult hangs by a thread. The next moment follows the dark veil covering the absolute purity of an innocent kiss. This black smoky black mourns an exalted bliss, that of the first discoveries, the magic of the « I ».

 

If the search for the artist seems at first sight to turn towards a playful and light aesthetic, it is necessary to give time to proceed to a plastic and semantic reading of the work in layers. The artist skillfully masters the power of symbolic expression of the techniques he uses. Burnt wood ensures its durability, like hardening hardships. The volatile confetti evoke the lightness of being and fill with euphoria abyssal spades. Plexiglas allows the spectator to project himself into the work by realizing it and to make these works closed but alive.

 

O happiness, master demand absolute plenitude, if life is a feast, could you celebrate it every day? And under this blue sun, happiness as attitude.

 

Laetitia Bélanger: curator

 

O-happiness exhibition, 2017

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